En 1994, à partir de l’aéroport de Goma. Que retenez-vous de l’opération ” turquoise ” des armées françaises?
Tout commence en 1919, dans le souci d’évacuer les produits miniers l’or de l’entreprise MGL, cassitérite de la CEREMI, Piroclore de la SOMENKI, le quinquinat de la pharmankina et café de la SOTRAKI sous l’administration coloniale.
Une simple piste en terre fut aménagée dans la site de Goma
Le Maréchal Mobutu en 1964, aménagé la piste et asphaltée sur 1800 mètres, permettant désormais aux DC-3 et DC-4 d’opérer sur ce jeune aérodrome.
En 1967 la piste est prolongée à 2200 mètres, ouvrant la voie aux avions plus imposants et à un trafic croissant.
En 1970 le Maréchal Mobutu lance le projet d’un grand aéroport international à Rutshuru.
Mais les études de faisabilité, conjuguées à la nécessité de protéger le Parc des Virunga, changèrent la donne.
Les travaux seront transférés à Goma en 1976.
Sous la conduite de la société française Dumez SPIES
En 1978, le nouvel Aéroport International de Goma, symbole de progrès et d’ouverture.
Un ouvrage d’État, solide, moderne, et fier.
Le 17 janvier 2002, l’eruption volcanique Nyiragongo détruisant une grande partie de l’aeroport de Goma.
Ce fut un choc
Et pourtant, la ville se releva et l’aéroport fut reconstruit par l’entreprise allemande ” Agro Allemand AA.
Aujourd’hui encore, le silence est revenu, non plus à cause du volcan, mais de la guerre.
Depuis janvier 2025, l’aéroport est fermé.
L’aéroport de Goma demeure un symbole de résilience.
Leader d’opinion qui veuille à nos consciences.
Leon Mbeba.

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